LAC dévoile son nouvel album " III "
Avec « III », LAC nous embarque dans un univers où le rock se construit loin des artifices. Huit morceaux, huit petites fenêtres ouvertes sur un monde à la fois brut, intime et légèrement étrange. Derrière le projet se trouve Sylvain Brard, qui compose, joue, arrange et mixe lui-même cette musique pensée autour d’une idée simple : faire beaucoup avec peu. Un vieux combo Marshall, quelques instruments, un micro d’ambiance et surtout l’envie de laisser la matière sonore respirer.
Dès « The Hobo », quelque chose s’installe. Une impression de mouvement, de route, comme si l’album avançait sans chercher à savoir exactement où il va. Les titres qui suivent — « Thelma », « Tom Wealers », « Labyrinth » — semblent prolonger cette sensation d’errance. Les guitares gardent une certaine rugosité, tandis que les arrangements viennent progressivement enrichir le paysage. Sur « Tom Wealers », la présence du cor de Gaby George et de la flûte traversière d’Hélène Menard apporte d’ailleurs une couleur différente au projet.
Puis « Labyrinth » porte bien son nom. Le morceau ouvre une parenthèse plus mystérieuse, notamment grâce à la voix de Sandra Brosselier, qui vient se mêler à celle de LAC. L’album semble alors moins chercher l’efficacité immédiate que la création d’une atmosphère. On se laisse guider par les textures, les silences, les variations de rythme et cette sensation permanente d’être quelque part entre le rêve et le quotidien.
La seconde partie de « III » poursuit cette exploration avec « White Office », « Lullaby », « Sunday Morning » et « Broken Nails ». Des titres qui évoquent chacun une image, un lieu ou un instant, comme autant de fragments d’un carnet de voyage intérieur. LAC cultive une forme de simplicité qui devient finalement sa principale force : rien ne semble surchargé, chaque instrument conserve sa place et les imperfections participent pleinement à l’identité du disque.