La Fabrique électro
Ateliers de découvertes et de pratiques des musiques électroniques
« Les Fabriques à Musique » constituent cinq projets de création musicale liés à cinq esthétiques musicales. Initiés à l’origine par la Sacem, ces projets sont menés en lien étroit avec le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, le ministère de la Culture, Réseau Canopé, la SACEM et ses partenaires pour chacune des filières musicales concernées.
Dans le cadre de la Fabrique Électro, Superforma s'est associé au Collège du Vieux Colombier au Mans et à Simon Carbonnel (Acné/Aune). Ensemble, ils proposent une série d'ateliers de découvertes et de pratiques des musiques électroniques, à l'aide de machines, qui permettent une approche concrète et ludique aux jeunes.
Cette action s’adresse à 10 élèves de 4ème et 3ème inscrits dans le dispositif Relai pour la Réussite des Élèves. Pour ces élèves est mis en place un accueil en petit groupe sur un cycle court avec un encadrement renforcé, la fabrique électro en sera le projet central. Il doit permettre à ces jeunes en difficulté de reprendre confiance en soi et se sentir mieux dans leur environnement.
Restitution des ateliers le lundi 3 février, aux Saulnières, dans le cadre des concerts de sensibilisation Peace and Lobe.
Pour compléter le dispositif, les collégiens seront invités à découvrir les lieux de Superforma et à assister à une conférence sur l'histoire des musiques actuelles au printemps.

n du lycée Touchard-Washington, notre professeur M. Blanchard nous a proposé un travail d’écriture hip-hop en partenariat avec le Festival Connexions. Shanky est venu nous expliquer d'où venait cette culture et nous aider à construire un rap. Nous en écoutons beaucoup mais nous avons appris sur cette musique qui nous permet, tous les jours, de nous évader. Au début, nous avons eu du mal à trouver l'inspiration mais l'écriture s'est fluidifiée au fil du temps quand nous avons eu en tête l'instrumental. Vers en rimes croisées, suivies, embrassées venant de nos convictions plus ou moins engagées, de notre propre expérience, de ce que l’on voulait dire et coucher sur papier. Nous avons été acteurs, ce qui nous a permis de mieux comprendre notre texte et de mieux l’interpréter.
Nous nous sommes rendus compte de l’importance de défendre des causes et faire réagir les gens sur certains actes qui nous paraissent intolérables dans la vie de tous les jours. Par exemple, dans notre rap, nous parlons d’une femme battue par son conjoint qui, lui, est en prison. En mettant en commun différentes histoires, nous avons regroupé les paroles de même sens et écarté celles qui se prêtaient moins au thème qui s’est ainsi profilé peu à peu. Notre thématique exprime aussi la vision de la jeunesse sur notre société entre souffrance et douceur, espoir et désillusion. Nous avons vraiment pris conscience du projet lors de l'enregistrement en studio à la MJC Ronceray avec Simon et Clovis qui nous ont beaucoup aidés.
L’aboutissement de ce projet s’est soldé par deux représentations sur scène. La première dans le cadre du Festival Connexions à la salle de l’Alambik ! et la seconde aux Saulnières. Le trac de chanter devant un public s’est estompé et nous sommes devenus plus sereins et plus confiants. Nous avons pris du plaisir à partager notre création. Même si nous n'avons pas des voix de chanteurs accomplis, l'expérience nous a donné du courage et de la confiance en soi. I Love Hip-Hop était un cadre convivial où tous les participants se sont impliqués et investis. Nous avons aussi la chance de participer à plusieurs autres événements du Festival Connexions.
Nous avons réfléchi toute cette année à la question de l’égalité hommes-femmes en classe et la conférence à la Médiathèque Louis Aragon fut un moment intéressant pour lier nos idées sur le sujet avec le rap. Pour être honnête, nous ne connaissions pas JP Manova avec qu’on nous propose d’assister à son concert (avec NKP et Saro) et je pense que nous ne sommes pas prêts de l’oublier !